mercredi 27 février 2008

NO COUNTRY FOR OLD MEN (2007)

Réalisé et écrit par Ethan Coen et Joel Coen d’après le roman de Cormac McCarthy.
(Vu le 24 février 2008; format 150 mots; publié dans le Bang Bang Vol. 3 No.6 le 5 juin 2008)

Meilleur film, meilleure réalisation, meilleur scénario adapté et meilleur acteur de soutien aux derniers Oscars : il s’agit réellement de la consécration tardive des frères Coen, lesquels font partie des cinéastes américains indépendants les plus intéressants des dernières années et qui, après quelques remakes ordinaires et des œuvres mineures, reviennent avec leur meilleure production depuis The Big Lebowsky. Utilisant les mêmes ingrédients que Fargo, c’est-à-dire un plan foireux entraînant beaucoup de violence et comprenant des personnages excentriques à l’accent bouseux, le film possède vraiment leur signature malgré qu’il soit adapté d’un roman et ils nous livrent, dans une tension et un suspense incroyables, quelques unes des séquences les plus puissantes de 2007 avec un Javier Bardem hypnotisant en tueur psychopathe. Cependant, ce western moderne risque de grandement frustrer plus d’un spectateur moyen attiré par les prestigieuses récompenses en raison de sa fin ouverte symbolique laissant de nombreuses questions en suspens. 8,5/10

ATONEMENT (2007)

Réalisé par Joe Wright. Écrit par Christopher Hampton d’après le roman de Ian McEwan.
(Vu le 24 février 2008; format 150 mots; publié dans le Bang Bang Vol. 3 No.6 le 5 juin 2008)

Gagnant du Golden Globes du meilleur drame, cette production sur un amour impossible durant les années 1940 en raison des classes sociales, des mensonges et de la guerre, même s’il n’a remporté que l’Oscar de la meilleure musique est assurément l’un des meilleurs films de l’année, malgré que son aspect poli soulèvera peu les passions. La réalisation de Joe Wright est souvent surprenante, surtout ce long plan-séquence de 5 minutes sur la plage de Dunkirk incorporant un millier de figurants. Également, il s’agit du meilleur rôle de Keira Knightley, très sensuelle, qui partage une scène particulièrement torride avec James McAvoy. Aussi, seul un cœur de pierre pourra résister à la puissante finale soutenue par l’apparition de Vanessa Redgrave. Toutefois, la scission entre les amours innocents et la guerre est plutôt abrupte, tout comme ces nombreux bonds dans le temps indiquent un montage tortueux essayant trop fidèlement d’adapter son pendant littéraire. 8/10

THERE WILL BE BLOOD (2007)

Réalisé et écrit par Paul Thomas Anderson d’après le roman de Upton Sinclair.
(Vu le 23 février 2008; format 150 mots; publié dans le Bang Bang Vol. 3 No.6 le 5 juin 2008)

Cette fresque sur un homme déterminé à faire fortune avec le pétrole au tournant du 20e siècle est avant tout celle de Daniel Day-Lewis. En effet, il est tout simplement magistral dans ce rôle dont la misanthropie n’a d’égale que l’avarice. Son jeu ayant mérité l’Oscar est également soutenu par son confrère, Paul Dano, qui incarne avec intensité un jeune prêcheur symbolisant le conflit entre le monde matériel et spirituel dans cette Amérique profonde aux nombreuses richesses, mais à l’ignorance encore plus grande. Paul Thomas Anderson, qui nous avait habitué à des histoires aux multiples personnages (Magnolia, Boogie Nights) ou tordues (Punch-Drunk Love) fait preuve d’une incroyable retenue et aurait assurément mérité la meilleure réalisation et le meilleur scénario adapté si ce n’avait été de la consécration des frères Coen. Toutefois, l’aspect lancinant et contemplatif de l’œuvre ainsi que la fin abrupte ne risquent pas d’aller chercher le grand public. 8/10

mardi 26 février 2008

MICHAEL CLAYTON (2007)

Écrit et réalisé par Tony Gilroy.
(Vu le 23 février 2008; format 150 mots)

Michael Clayton (George Clooney) est l’homme à tout faire d’une firme d’avocats se spécialisant dans ces choses qu’on veut garder secrètes. Au moment où sa propre vie personnelle ne va pas très bien, il doit s’occuper d’un des bonzes de la compagnie en charge d’une affaire extrêmement importante et ayant complètement perdu les pédales. Cette première réalisation de Tony Gilroy, scénariste de la série Bourne Identity, en a surpris plus d’un dans l’industrie, recevant 7 nominations aux Oscars. Il s’agit effectivement d’une réussite en matière de première œuvre, mais elle n’est pas sans défauts. En effet, le montage est inutilement complexe, suivant un scénario partant dans toutes les directions, alors que la trame est relativement simple. Toutefois, la qualité du jeu des acteurs relève le tout, particulièrement Tom Wilkinson dans la peau de l’avocat dont la maniaco-dépression risque de mettre au grand jour les dessous peu reluisants du monde juridique. 7,5/10

lundi 25 février 2008

JUNO (2007)

Réalisé par Jason Reitman. Écrit par Diablo Cody.
(Vu le 22 février 2008; format 150 mots; publié dans le Bang Bang Vol. 3 No.6 le 5 juin 2008)
Pas nécessairement une œuvre pro-vie malgré la prémisse (une adolescente décide de mener sa grossesse à terme et d’offrir l’enfant à un jeune couple), cette charmante comédie traite avec fraîcheur de son sujet et offre, avec ses chansons folks enfantines et ses personnages excentriques, un côté beatnik décalé, loin de l’œuvre typique impliquant des adolescents. Tous les acteurs y sont excellents, particulièrement l’étonnante nouvelle venue Ellen Page dans le rôle-titre et son père, l’hilarant J.K. Simmons. Ceci étant dit, la plus grande richesse demeure toutefois le surprenant scénario original aux dialogues intelligents mitraillés de Diablo Cody ayant remporté, avec raison, l’Oscar. En somme, ce film drôle sachant également émouvoir, sans avoir remporté ses nominations pour meilleur film et meilleure réalisation, n’en demeure pas moins la comédie indépendante de l’année, un peu comme l’était Little Miss Sunshine l’an dernier, et Jason Reitman (Thank You for Smoking) sera un réalisateur à surveiller. 8,5/10

AMERICAN GANGSTER (2007)

Réalisé par Ridley Scott. Écrit par Steven Zaillian d’après un article de Mark Jacobson.
(vu le 21 février 2008; format 150 mots)

Fin des années 1960, suite à la mort d’un gangster contrôlant Harlem, les rênes de l’empire sont reprises par son chauffeur (Denzel Washington), prenant contrôle du marché de l’héroïne, ce qui l’amènera éventuellement dans les filets d’un policier (Russell Crowe) nouvellement à la tête d’une division de narcotiques. Faisant 3 heures dans sa version prolongée, ce nouvel opus de Ridley Scott décrivant courageusement la corruption policière ne cache pas ses volontés épiques et réussit, grâce à un montage efficace, des scènes complexes menées de main de maître, le jeu de ses principaux interprètes, une bande sonore soul plaisante et l’excellent scénario de Steve Zaillian (Schindler’s list) à maintenir constamment l’intérêt. L’émotion est un peu écartée de cette histoire où la drogue est vraiment le nerf de la guerre (sauf peut-être dans le cas de la mère, interprétée par Ruby Dee) , mais son réalisateur livre avec brio une œuvre extrêmement professionnelle. 8/10

dimanche 17 février 2008

WE OWN THE NIGHT (2007)

Écrit et réalisé par James Gray.
(Vu le 16 février 2008; format 150 mots)

Dans les années 1980, le gérant d’une boîte de nuit (Joaquin Phenix) collabore pour l’arrestation du trafiquant de drogue ayant tiré sur son frère policier (Mark Wahlberg), enclenchant une guerre personnelle entre les deux clans. James Gray utilise cet affrontement à la bande sonore entraînante (Bowie, Blondie, The Clash) pour en faire un drame familial, la personnalité des deux frères devenant ainsi une métaphore montrant que criminels et policiers sont parfois les deux versants d’une même médaille. Ici, le Yin l’emporte sur le Yang, le fils dépravé joignant les rangs des forces de l’ordre suite à la mort de son père, chef de la police. En somme, réutilisant les acteurs principaux de son précédent film, The Yards, le réalisateur-scénariste nous livre sensiblement la même chose avec cette œuvre ayant été nominée pour la Palme d’Or à Cannes, c’est-à-dire un drame de qualité qui n’a par contre rien de mémorable. 7/10

samedi 16 février 2008

THE ASSASSINATION OF JESSE JAMES BY THE COWARD ROBERT FORD (2007)

Réalisé par Andrew Dominik. Écrit par Andrew Dominik d’après le roman de Ron Hansen.
(Vu le 13 frévrier 2007; format 150 mots)

Dans la lignée des westerns psychologiques des années 1970 qui visaient à détruire les mythes de l’Ouest, on raconte la rencontre entre deux titans, un peu comme Peckinpah l’avait fait dans Pat Garrett & Billy the Kid. Cela n’empêche pas le film d’être présenté fréquemment à travers le verre déformant de la nostalgie, ce qui constitue l’un des aspects intéressants de l’époustouflante cinématographie, principal attrait de la production. Les performances des acteurs valent également le détour, Brad Pitt offrant en Jesse James un sociopathe adulé poussant les gens à ne jamais être vrai en sa présence. C’est toutefois Casey Affleck, incarnant un Robert Ford désirant assassiner l’objet de sa fascination auquel il s’identifie, qui surprend le plus avec, entre autres, sa composition faciale, d’une mollesse nous portant au mépris. Cependant, la formalité de la narration, l’extrême lenteur du montage ainsi que l’exposition froide des événements risquent d’en rebuter plus d’un. 6,5/10

mercredi 13 février 2008

GONE BABY GONE (2007)

Réalisé par Ben Affleck. Écrit par Aaron Stockard et Ben Affleck d’après un roman de Dennis Lehane.
(Vu le 12 février 2007; format 150 mots)

Après une décennie de performances massacrées par la critique, Ben Affleck arrive avec une première réalisation qui en surprendra plusieurs. On le savait déjà fier de sa ville natale, Boston, qu’il filme ici avec un souci du détail réaliste et un amour palpable des quartiers et de ses habitants, mais l’œuvre offre une mélancolie et une profondeur émotive que l’on ne lui connaissait pas. Quoique la cinématographie soit ordinaire et que l’issue soit rapidement connue, la performance d’Amy Ryan en mère junkie, le choix judicieux de son frère, Casey Affleck, dans le rôle principal ainsi que les questions morales complexes proposées en font un film méritant d’être vu. Tout en n’étant pas Mystic River, autre œuvre adaptée d’un roman de Dennis Lehane sur la perte d’un être cher, c’est assez bon pour qu’on se dise que Ben Affleck devrait lâcher le métier d’acteur et se concentrer sur la réalisation. 7,5/10

mardi 12 février 2008

THE BRAVE ONE (2007)

Réalisé par Neil Jordan. Écrit par Roderick Taylor, Bruce A. Taylor et Cynthia Mort.
(Vu le 10 février 2007; format 150 mots)

Après avoir joué pour son premier rôle majeur une jeune prostituée secourue par un homme ordinaire ayant sauté les plombs et ayant décidé de faire régner la justice lui-même (Taxi Driver), c’est cette fois au tour de Jodie Foster d’incarner une espèce de Travis Bickle féminine. Ce scénario dans lequel une vie parfaite bascule peu à peu dans une spirale de violence aurait pu être extrêmement banal en d’autres mains, mais Neil Jordan a la bonne idée de se concentrer sur la peur accompagnant toute agression et cet inconnu tapi en chacun de nous plutôt que sur la revanche en tant que telle. C’est sûr qu’il nous avait accoutumé à des films plus controversés (Crying Game), politiques (Michael Collins) ou éclatés, mais il s’agit d’un essai réussi au film plus conventionnel, lequel est bien appuyé par la performance de Jodie Foster ainsi que par les scènes qu’elle partage avec Terrence Howard. 7/10

dimanche 10 février 2008

SHAKE HANDS WITH THE DEVIL (2007)

Réalisé par Roger Spottiswoode. Écrit pat Michael Donovan d’après le roman de Roméo Dallaire.
(Vu le 7 février 2008; format 150 mots)

Ceux qui ont encore envie de voir un film traitant du génocide au Rwanda après tous les autres sortis ces dernières années ne regretteront pas de visionner celui-ci. En effet, malgré que l’on nous présente un peu trop Roméo Dallaire comme un héros, victime des circonstances ayant tout tenté, mais s’étant fait mettre des bâtons dans les roues de toute part, et qu’on alterne irrationnellement entre le français et l’anglais, le scénario expose avec brio cette situation dans laquelle la laideur humaine a côtoyé la beauté des paysages. Également, la réalisation de Roger Spottiswoode (Tomorrow Never Dies), qui nous avait habitué à des productions pétaradantes et vides, fait preuve d’une belle retenue et s’efface avec respect derrière la situation. Certes, puisqu’on vit cette dernière du point de vue occidental et militaire, et non de l’intérieur comme dans Hotel Rwanda, l’émotion passe moins, mais Roy Dupuis s’avère excellent dans son rôle. 7/10

ACROSS THE UNIVERSE (2007)

Réalisé par Julie Taynor. Écrit par Dick Clement et Ian La Frenais.
(Vu le 6 février 2008; format 150 mots)

Prenant l’idée que les Beatles ont incarné les années 1960, de la pop innocente au psychédélisme et à la contestation, cette comédie musicale les utilise pour suivre de jeunes étudiants traversant la décennie, projet ambitieux qui tente d’accomplir en deux heures ce que le téléfilm The '60s avait bien fait en quatre. Cette expérience un peu frustrante en raison de son côté inégal offre quand même des interprétations intéressantes et de nombreux bons moments (Let it Be chantée par un enfant dans une émeute, le concept entourant Strawberry Fields Forever, Bono chantant I am The Walrus, l’enrôlement militaire pendant I Want You, la finale All You Need Is Love sur le toit.) Certainement pas pour les puristes, ce long vidéoclip, croisement entre Hair et Moulin Rouge!, satisfera probablement les jeunes néophytes ainsi que ceux qui ont besoin de leur dose de Lennon-McCartney, peu importe à quelle sauce on la sert. 7/10

lundi 4 février 2008

ROMAN DE GARE (2007)

Réalisé par Claude Lelouch. Écrit par Claude Lelouch et Pierre Uytterhoeven.
(Commande du journal Bang Bang; vu le 3 février 2008; format 150 mots)

Une jeune femme se fait larguer par son fiancé dans une station-service et un homme mystérieux la secourt. Laissant le spectateur dans le doute sur sa réelle identité (pédophile échappé de prison? enseignant qui a tout plaqué? esclave littéraire d’une auteure à succès?), on découvrira quel lien les unit à Judith Ralitzer et son dernier livre. Écrit avec son collaborateur de longue date, Pierre Uytterhoeven, le dernier Lelouch peut sembler tortueux au départ avec ce montage qui nous en apprend un peu trop sur le dernier tiers du film, mais l’ensemble se révèle dynamique et original (avec quelques surprises au rendez-vous.) Les acteurs offrent de belles performances avec une Fanny Ardent diabolique, une Audrey Dana intense et Dominique Pinon, réel pivot de cette histoire dont le jeu neutre est idéal pour l’aspect insaisissable du personnage. Quoique ce soit une petite production, il s’agit d’un Lelouch intéressant le ramenant en forme. 7/10

dimanche 3 février 2008

DEATH SENTENCE (2007)

Réalisé par James Wan. Écrit par Ian Jeffers d’après le roman de Brian Garfield.
(Commande du journal Bang Bang; vu le 2 février 2007; format 150 mots; également disponible sur le site www.bangbangtemort.com)

Basée sur le roman de Brian Garfield faisant suite à Death Wish (adapté en 1974), cette production nous ramène le stéréotype du film d’action depuis les années 1980, c’est-à-dire l’homme qui doit se faire justice lui-même dans le but de protéger et venger sa famille. Comme James Wan nous l’avait prouvé par le passé (Saw), il n’est pas un bon directeur d’acteurs et il est plus occupé à faire des effets inutiles de montage qu’à exposer une réelle émotion. Heureusement, cette fois, il a Kevin Bacon à son bord et celui-ci fait tout ce qu’il peut pour rendre son personnage crédible et livre au passage un monologue touchant, ce qui n’est toutefois pas le cas des membres du gang aux prises avec des personnages plutôt unidimensionnels. Alors que ce sujet a déjà été traité magistralement par Peckinpah, Scorsese ou Cronenberg, Wan n’en fait qu’un bon divertissement de soir de semaine. 6/10

samedi 2 février 2008

HORS DE PRIX (2006)

Réalisé par Pierre Salvadori. Écrit par Benoît Graffin et Pierre Salvadori.
(Commande du journal Bang Bang; vu le 1er février 2008; format 150 mots; également disponible sur le site www.bngbangtemort.com)

Plus intéressée aux hommes pour leur portefeuille que pour le reste, Irène tombe un jour dans son propre piège en s’amourachant d’un homme, Jean, qui s’avère en fait n’être qu’un simple barman. Malgré que les films récents se basant sur un quiproquo peuvent sembler archaïque, la réalisation de Pierre Salvadori assume ce côté vieillot avec son générique à la Pink Panther et des références musicales ou visuelles correspondant à un clinquant que l’on est plus habitué de voir dans des productions américaines. De plus, il est intéressant de voir Audrey Tautou dans ce rôle de croqueuse d’homme, adorable un instant, détestable l’autre, mais constamment sexy. Pour sa part, Gad Elmaleh, dans un rôle rappelant son précédent (un valet dans le dernier Francis Vebber), attire la sympathie ainsi que la plupart des rires. Ce film nous rappelant que certaines choses, comme l’amour, sont hors de prix est léger, mais plutôt divertissant. 6/10

ENSEMBLE, C'EST TOUT (2007)

Réalisé par Claude Berri. Écrit par Claude Berri d’après le roman d’Anna Gavalda. (Commande du journal Bang Bang; vu le 31 janvier 2008; format 150 mots;publié le 12 mars 2008 dans le Bang Bang Vol. 3 No.3)

Camille Fauque est hébergée par son voisin quand celui-ci découvre les effets néfastes de son habitation sur sa santé fragile. Elle tombera ensuite amoureuse du colocataire de ce dernier, cuisinier s’occupant de sa grand-mère, et découvrira au fils des mois que, peu importent les chemins que la vie pourrait emprunter, l’important est de vivre ensemble, c’est tout. Habitué des adaptations littéraires (Jean de Florette, Manon des sources, Germinal), Claude Berri tombe quand même dans le piège des nombreuses ellipses. Il présente ainsi le déroulement en accéléré en se concentrant sur les péripéties essentielles, ce qui pourrait déconcerter le spectateur qui n’a pas lu le roman d’Anna Gavalda. Par exemple, on aurait pris davantage de scènes avec Laurent Stocker, drôle et touchant en Philibert. Néanmoins, lentement, le charme opère grâce au crescendo émotionnel offert par le tandem Audrey Tautou / Guillaume Canet dans une oeuvre dont le déploiement évite un chemin traditionnel. 6,5/10