(vu le 29 mai 2007; format 150 mots; publié dans le Bang Bang vol.2 no. 12 le 8 août 2007)
À l’aube du déclin de l’Empire Maya, un jeune homme est arraché à sa famille par des chasseurs de tête afin d’être sacrifié avec sa tribu au Dieu du soleil. Tourné en langue maya aux véritables locations et avec des autochtones (dont l’inexpérience transparaît cependant), le dernier film de Mel Gibson opte pour le réalisme. De plus, l’emploi du digital et l’éclairage cru donnent une impression d’authenticité et soulignent impudiquement la violence, sans toutefois rendre la beauté des paysages… Ceci étant dit, avec son temple, ses maquillages et ses nombreux figurants, la scène des sacrifices demeure très impressionnante. Ensuite, lorsque le tout se transforme en chasse à l’homme, outre un abus d’images au ralenti et ces péripéties convenues éliminant les ennemis, le film se révèle assez enlevant. En somme, contre toutes attentes, Gibson évite la boucherie à tout prix et livre avec honnêteté un divertissement unique dans un contexte original. 7/10