mardi 20 novembre 2007

OCEAN'S THIRTEEN (2007)

Réalisé par Steven Soderbergh. Écrit par Brian Koppelman et David Levien d’après des personnages de George Clayton Johnson et Jack Golden Russell.
(Vu le 19 novembre 2007; format 150 mots; publié dans le Bang Bang Vol.3 No.1 le 24 janvier 2008)

Décidemment, novembre aura été le mois des sorties DVD des troisièmes volets non nécessaires, juste à temps pour Noël et ses cadeaux obligés. Alternant depuis son Oscar pour Traffic entre expérimentations (Full Frontal, Bubble, The Good German) et films commerciaux, Soderbergh s’amuse encore cette fois à prendre une pause artistique avec son équipe de joyeux lurons. La prémisse est originale, s’assurer qu’un casino perde de l’argent et non le voler, mais elle nous est servie avec les mêmes ingrédients : montage rythmé (beaucoup trop précipité au début dans le cas présent), musique entraînante (encore une fois réussie), nombreuses blagues d’initiés avec une brochette de vedette en mode mineur (Al Pacino est le dernier en lice à cabotiner)… La sauce a de la difficulté à prendre au départ, mais une fois la vengeance mise en place, le film se révèle tout de même amusant et divertissant, sans toutefois égaler le premier volet. 6/10

lundi 19 novembre 2007

PARIS, JE T'AIME (2006)

Écrit et réalisé par un collectif de 18 réalisateurs.
(Vu le 13 novembre 2007; format 150 mots; publié dans le Bang Bang Vol.3 No.1 le 24 janvier 2008)

Cette collection réunit dix-huit réalisateurs internationaux rendant hommage à la ville lumière à travers des courts-métrages, un par arrondissement (deux ayant été coupés au montage.) Peu de liens unissent ces saynètes sauf Paname même ainsi que le désir d’explorer l’amour sur tous ses angles, et l’œuvre est à l’image de n’importe quelle oeuvre collective, c’est-à-dire inégale et disparate. Néanmoins, on ne s’ennuie jamais devant cet ensemble d’un excellent niveau qui a un bon rythme et dont certains segments sont de petits bijoux, plus particulièrement celui des frères Coen, l’amour multiculturel offert par Gurinder Chadha, les mimes de Sylvain Chomet, la prise unique d’Alfonso Cuaron, un dernier souffle par Oliver Schmitz, l’amourette en accéléré de Tom Tykwer avec Nathalie Portman et la finale d’Alexander Payne avec sa touriste américaine qui termine le film avec une belle mélancolie nous donnant le goût d’être à Paris ou, à tout le moins, de voyager. 7/10

samedi 10 novembre 2007

THE NAMESAKE (2006)

Réalisé par Mira Nair. Écrit par Sooni Taraporevala d’après le roman Jhumpa Lahiri.
(Commande du journal Bang Bang; vu le 8 novembre 2007; format 150 mots; publié dans le Bang Bang Vol.2 No.16 le 6 décembre 2007)

Une famille d’Indiens vient s’établir aux États-Unis en 1977 et on suit leur histoire jusqu’à nos jours, plus particulièrement leur rapport avec leurs enfants, dont un jeune homme prénommé Gogol. Celui-ci n’apprécie pas son nom tiré d’un célèbre écrivain russe et sa volonté de changement constitue la clef de cette histoire sur un fossé générationnel. Pris entre son daknam (« pet name ») et son bahlonam (« good name »), il s’agit d’une métaphore sur comment ces immigrants de seconde génération se sentent, pris entre leur pays d’accueil et leur pays d’origine, entre les valeurs traditionnelles et les nouvelles, entre la famille et les amis, etc. Basé sur un roman aux allures autobiographiques, l’ensemble, telle une vie imprévue emplie d’événements plus ou moins importants, manque parfois de focalisation autour de ce fil conducteur ténu. Néanmoins, empreint d’une franchise et d’une fraîcheur, ce récit révèle une réalité qui s’avère souvent touchante et intéressante. 6,5/10

jeudi 8 novembre 2007

SICKO (2007)

Écrit et réalisé par Michael Moore.
(Vu le 6 novembre 2007; format 150 mots; publié dans le Bang Bang Vol.2 No.16 le 6 décembre 2007)

Nouveau pamphlet incendiaire de Michael Moore, il s’attaque cette fois aux compagnies privées d’assurances médicales. Aux États-Unis, plus de 50 millions de personnes en sont dépourvues, mais ce brûlot s’attarde en fait à ces gens qui en possèdent, mais qui ne réussissent tout de même pas à recevoir de soins. Le but de ces compagnies étant de maximiser les profits, rejeter les demandes devient ainsi la norme et les médecins reçoivent même des bonus en refusant de soigner des gens! Le ton paternaliste de la narration de Moore peut être agaçant, tout comme son portrait idéalisé des services médicaux des autres pays et sa manière sensationnaliste de tourner les coins ronds, mais la logique derrière le montage est implacable et extrêmement efficace. De plus, il faudrait être inhumain pour fermer les yeux, ne pas comprendre l’importance de son message et ne pas être touché par ces expériences réelles qu’il expose. 7,5/10

samedi 3 novembre 2007

TALK TO ME (2007)

Réalisé par Kasi Lemmons. Écrit par Michael Genet et Rick Famuyiwa.
(Vu le 1er novembre 2007; format 150 mots; publié dans le Bang Bang Vol.2 No.16 le 6 décembre 2007)

Basé sur des fait réels, ce drame est celui de Petey Greene, un ex-détenu qui, dans les années 1960, devint disc-jockey pour une radio à Washington et révolutionna en partie le genre avec son franc-parler. Dans le rôle principal, Don Cheadle parvient adéquatement à donner de la profondeur à un personnage semblant souvent en surface. Également, la première partie racontant l’ascension vers la gloire, appuyée par une bonne bande sonore soul, est engageante. Toutefois, la seconde sur la rançon de celle-ci l’est un peu moins et le montage semble parfois chercher son souffle, ne voulant manquer aucun détail de ces faits s’échelonnant sur une vingtaine d’années. Au final, il s’agit d’un bon drame historique, mais on ne peut s’empêcher de penser que certains événements de la trame de fond, tel l’assassinat de Martin Luther King, sont plus importants que les tribulations d’un ex-criminel désirant s’exprimer sans censure sur les ondes. 6/10

jeudi 1 novembre 2007

SPIDER-MAN 3 (2007)

Réalisé par Sam Raimi. Écrit par Alvin Sargent, Ivan Raimi et Sam Raimi d’après les bandes dessinées de Stan Lee et Steve Ditko.
(Vu le 30 octobre 2007; format 150 mots; publié dans le Bang Bang Vol.2 No.16 le 6 décembre 2007)

Un nouvel ennemi (Sandman), un parasite extraterrestre, un rival au travail (le futur Venom), une intrigue amoureuse avec une collègue universitaire, un meilleur ami voulant le tuer pour venger son père (le New Goblin), une fiancée frustrée par sa vie professionnelle qu’il voudrait marier… pas facile d’être Spider-Man! Et le temps que l’on positionne tous ces pions sur l’échiquier, cette débâcle de péripéties fait malheureusement du surplace pendant une heure. Également, ce scénario chaotique empêche le développement du vilain attendrissant de Thomas Hayden Chruch, tout comme le personnage de Venom n’est exploité qu’à la fin. De plus, le nombre de plans entièrement composés d’images générées par ordinateur fait en sorte qu’on se demande si on assiste à un jeu vidéo avec des séquences filmées ou vice-versa. En somme, après un Spider-Man 2 qui était un petit chef d’œuvre pour le genre, il est visible que le cœur n’y est plus. 6/10