mardi 17 juillet 2007

THE LAST WINTER (2006)

Réalisé par Larry Fessenden. Écrit par Robert Leaver et Larry Fessenden.
(vu dans le cadre du festival Fantasia; également disponible sur le blogue/mission "Fanatique de Fantasia" au www.bangbangtemort.com; vu le 16 juillet 2007; format libre)

En Alaska, pays de l’or noir, des employés d’une compagnie pétrolière et des chercheurs environnementalistes cherchent à cohabiter paisiblement et à trouver un moyen pour que les États-Unis soient « indépendant énergiquement » quand des circonstances atmosphériques étranges poussent les membres de l’équipe à commettre des gestes incongrus et fatals. Ce qui pourrait bien être le dernier hiver sera assurément le leur.

Ave cette prémisse intéressante qui promet frissons et réflexion sur le réchauffement climatique, Larry Fessenden (Wendigo) nous convie à un film plutôt ordinaire. Le jeu des acteurs est très bien (Ron « Hellboy » Pearlman est plus qu’adéquat dans le rôle typique du chef bourru qui ne veut pas changer ses habitudes) et la réalisation est professionnelle, mais il manque un petit quelque chose pour rendre le tout excitant.

Surtout quand John Carpenter à visiter le même terrain de façon spectaculaire dans The Thing et que l’autre partie du synopsis, des esprits sortant du sol pour nous hanter et nous faire commettre des gestes irréparables, a également un air de déjà-vu.

Alors qu’un vent de folie atteint peu à peu l’équipe et que le mystère s’épaissit, certaines scènes de ce suspense procure la dose de stress attendue. Toutefois, on attend toujours de voir de quoi il s’agit réellement et, quand on finit par le savoir à la fin, on aurait préféré rester dans l’ignorance (une autre déception gracieuseté CGI.)

De plus, dans ce décor glacial, la cinématographie aurait pu être davantage atmosphérique et le rythme du montage épouse mal l’environnement, tentant de rendre son sujet trop palpitant pour son propre bien.

Tout de même, le traitement du thème se révèle intéressant, surtout quand on comprend que la plupart des environnementalistes sont subventionnés par les compagnies pour que, au final, leurs constatations n’atteignent pas le grand public et lorsqu’on suggère que ce n’est pas la nature qui s’adapte à nous, mais bien le contraire. Dans ce contexte, leur survie, et la nôtre, ne sera pas chose aisée.

Au final, le film ne se révèle jamais ennuyant, mais son potentiel dépassait le résultat (la finale où un personnage voit quelque chose de stupéfiant, mais pas nous, le démontre bien). Il est néanmoins certain qu’il fera de nombreux heureux les soirs de semaine lors de sa sortie en DVD. 5,5/10

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