(vu dans le cadre du festival Fantasia; également disponible sur le blog/Mission "Fanatique de Fantasia" au www.bangbangtemort.com; vu le 11 juillet 2007; format libre)
Un Hippie est quelque chose qui ressemble à Tarzan, déambule comme Jane et sent comme Cheetah (dixit Ronald Reagan, traduction maison)
Ouvrant avec cette citation, la première réalisation de David Arquette (le sympathique Dewey dans Scream, devenu par la suite « Monsieur Courtney Cox ») penche résolument vers la dérision, avec un amour prononcé pour les slashers des années 1970/1980.
Son prologue, qui explique comment la protection de la forêt peut engendrer un monstre républicain assoiffé de sang, est très engageant et réussi, comme l’a démontré les chauds applaudissements de cette salle à guichets fermés.
Le public s’est par contre fait un peu moins bruyant par la suite, et avec raison, alors que l’on suit une bande de hippies d’aujourd’hui se rendant dans un festival de musique au milieu de nulle part. En effet, cette horde droguée ne réussit pas à créer une ambiance fraternelle suffisamment engageante. Seul Jason Mewes (Jay dans les films de Kevin Smith) parvient à gagner notre sympathie et nos rires, mais il est malheureusement le premier à passer sous la hache.
Il s’agit ici d’une première réalisation et cela paraît, Arquette tombant dans la plupart des pièges : retours en arrière inutiles, montage aux effets trop nombreux, bruitage exagéré, scènes longuettes (la chanson…), blagues récurrentes sur Bush dont quelques unes tombent à plat, etc.
Néanmoins, le tout se révèle divertissant, surtout quand « Ronald Reagan » apparaît enfin dans son costume à la American Psycho et charcute tout et un chacun. De plus, les caméos sont appréciés, particulièrement Paul Reubens (Pee-Wee Herman) dans le rôle de l’organisateur radin. Finalement, en touchant à certains thèmes tels que l’horreur de la violence de la guerre projetée aux nouvelles et certaines erreurs de l’administration Reagan comme la désinstitutionalisation des patients en psychiatrie, Arquette ajoute de la dimension à son film même si celui-ci reste principalement en mode mineur. Le retour des Républicains : ça saigne! 5.5/10
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