samedi 10 novembre 2007

THE NAMESAKE (2006)

Réalisé par Mira Nair. Écrit par Sooni Taraporevala d’après le roman Jhumpa Lahiri.
(Commande du journal Bang Bang; vu le 8 novembre 2007; format 150 mots; publié dans le Bang Bang Vol.2 No.16 le 6 décembre 2007)

Une famille d’Indiens vient s’établir aux États-Unis en 1977 et on suit leur histoire jusqu’à nos jours, plus particulièrement leur rapport avec leurs enfants, dont un jeune homme prénommé Gogol. Celui-ci n’apprécie pas son nom tiré d’un célèbre écrivain russe et sa volonté de changement constitue la clef de cette histoire sur un fossé générationnel. Pris entre son daknam (« pet name ») et son bahlonam (« good name »), il s’agit d’une métaphore sur comment ces immigrants de seconde génération se sentent, pris entre leur pays d’accueil et leur pays d’origine, entre les valeurs traditionnelles et les nouvelles, entre la famille et les amis, etc. Basé sur un roman aux allures autobiographiques, l’ensemble, telle une vie imprévue emplie d’événements plus ou moins importants, manque parfois de focalisation autour de ce fil conducteur ténu. Néanmoins, empreint d’une franchise et d’une fraîcheur, ce récit révèle une réalité qui s’avère souvent touchante et intéressante. 6,5/10

jeudi 8 novembre 2007

SICKO (2007)

Écrit et réalisé par Michael Moore.
(Vu le 6 novembre 2007; format 150 mots; publié dans le Bang Bang Vol.2 No.16 le 6 décembre 2007)

Nouveau pamphlet incendiaire de Michael Moore, il s’attaque cette fois aux compagnies privées d’assurances médicales. Aux États-Unis, plus de 50 millions de personnes en sont dépourvues, mais ce brûlot s’attarde en fait à ces gens qui en possèdent, mais qui ne réussissent tout de même pas à recevoir de soins. Le but de ces compagnies étant de maximiser les profits, rejeter les demandes devient ainsi la norme et les médecins reçoivent même des bonus en refusant de soigner des gens! Le ton paternaliste de la narration de Moore peut être agaçant, tout comme son portrait idéalisé des services médicaux des autres pays et sa manière sensationnaliste de tourner les coins ronds, mais la logique derrière le montage est implacable et extrêmement efficace. De plus, il faudrait être inhumain pour fermer les yeux, ne pas comprendre l’importance de son message et ne pas être touché par ces expériences réelles qu’il expose. 7,5/10

samedi 3 novembre 2007

TALK TO ME (2007)

Réalisé par Kasi Lemmons. Écrit par Michael Genet et Rick Famuyiwa.
(Vu le 1er novembre 2007; format 150 mots; publié dans le Bang Bang Vol.2 No.16 le 6 décembre 2007)

Basé sur des fait réels, ce drame est celui de Petey Greene, un ex-détenu qui, dans les années 1960, devint disc-jockey pour une radio à Washington et révolutionna en partie le genre avec son franc-parler. Dans le rôle principal, Don Cheadle parvient adéquatement à donner de la profondeur à un personnage semblant souvent en surface. Également, la première partie racontant l’ascension vers la gloire, appuyée par une bonne bande sonore soul, est engageante. Toutefois, la seconde sur la rançon de celle-ci l’est un peu moins et le montage semble parfois chercher son souffle, ne voulant manquer aucun détail de ces faits s’échelonnant sur une vingtaine d’années. Au final, il s’agit d’un bon drame historique, mais on ne peut s’empêcher de penser que certains événements de la trame de fond, tel l’assassinat de Martin Luther King, sont plus importants que les tribulations d’un ex-criminel désirant s’exprimer sans censure sur les ondes. 6/10

jeudi 1 novembre 2007

SPIDER-MAN 3 (2007)

Réalisé par Sam Raimi. Écrit par Alvin Sargent, Ivan Raimi et Sam Raimi d’après les bandes dessinées de Stan Lee et Steve Ditko.
(Vu le 30 octobre 2007; format 150 mots; publié dans le Bang Bang Vol.2 No.16 le 6 décembre 2007)

Un nouvel ennemi (Sandman), un parasite extraterrestre, un rival au travail (le futur Venom), une intrigue amoureuse avec une collègue universitaire, un meilleur ami voulant le tuer pour venger son père (le New Goblin), une fiancée frustrée par sa vie professionnelle qu’il voudrait marier… pas facile d’être Spider-Man! Et le temps que l’on positionne tous ces pions sur l’échiquier, cette débâcle de péripéties fait malheureusement du surplace pendant une heure. Également, ce scénario chaotique empêche le développement du vilain attendrissant de Thomas Hayden Chruch, tout comme le personnage de Venom n’est exploité qu’à la fin. De plus, le nombre de plans entièrement composés d’images générées par ordinateur fait en sorte qu’on se demande si on assiste à un jeu vidéo avec des séquences filmées ou vice-versa. En somme, après un Spider-Man 2 qui était un petit chef d’œuvre pour le genre, il est visible que le cœur n’y est plus. 6/10

vendredi 19 octobre 2007

PLANET TERROR (2007)

Écrit et réalisé par Robert Rodriguez.
(Vu le 18 octobre 2007; format 150 mots; publié dans le Bang Bang Vol.2 No.15 le 30 octobre 2007)

Débutant avec une fausse bande-annonce hilarante, la sortie individuelle de Planet Terror correspond davantage à l’esprit Grindhouse que son frère jumeau, Death Proof. En effet, on ne se perd pas en conjonctures et, très rapidement, sans que la vraisemblance n’importe, des personnages colorés se trouvent aux prises avec des créatures, croisement entre des zombies et Toxic Le Ravageur. Que ce soit grâce à cette effusion de sang et de rires, cette pellicule défraîchie, cette bobine manquante ou ces répliques clichées, on ne s’ennuie pas. Robert Rodriguez est du genre chiche avec le budget et a tendance à tourner les coins ronds, livrant toujours des oeuvres imparfaites, mais ce côté brouillon sied bien ici et il a réussi à créer un film résolument divertissant. Pour ce qui est des acteurs, Freddy Rodriguez n’est pas toujours crédible en héros, mais ce bémol est vite éclipsé par Rose McGowan, pulpeuse à souhait. 7,5/10

mercredi 17 octobre 2007

TRANSFORMERS (2007)

Réalisé par Michael Bay. Écrit par Roberto Orci, Alex Kurtzman et John Rogers.
(Vu le 16 octobre 2007; format 150 mots; publié dans le Bang Bang Vol.2 No.15 le 30 octobre 2007)

Des robots venus d’une autre planète s’affrontent sur Terre pour l’obtention d’un cube et le sort de l’humanité repose entre les mains de l’armée américaine et d’un adolescent superficiel. Cette production à gros budget visant la nostalgie d’une génération ainsi que l’intérêt d’une autre en ayant de jeunes personnages principaux contient des scènes d’actions compétentes, des effets spéciaux à la hauteur et un montage maintenant l’intérêt du spectateur. Dommage toutefois que ce soit Michael Bay aux commandes de l’entreprise… En effet, celui-ci ne peut s’empêcher, tout comme dans son navet bruyant Pearl Harbor, d’inclure des discours pompeux sur la liberté et la suprématie de l’armée américaine, des scènes humoristiques tombant à plat ainsi que des héros aux valeurs douteuses (tant aux niveaux social que environnemental.) Ces choix malheureux empêchent ce divertissement pur d’être mémorable, comme le Terminator 2 de James Cameron pouvait l’être, pour n’être finalement que la saveur du mois. 6,5/10

dimanche 14 octobre 2007

28 WEEKS LATER (2007)

Réalisé par Juan Carlos Fresnadillo. Écrit par Rowan Joffe, Jesus Olmo, E. L. Lavigne et Juan Carlos Fresnadillo.
(Vu le 13 octobre 2007; format 150 mots; publié dans le Bang Bang Vol.2 No.15 le 30 octobre 2007)

6 mois après les événements initiaux, tous les infectés sont décédés. Peu à peu, sous la surveillance de l’armée américaine, les gens reviennent s’installer en Angleterre, mais le virus réapparaît. Remplaçant Danny Boyle à la réalisation, Juan Carlos Fresnadillo ne possède pas l’œil de ce dernier et sa caméra est inutilement frénétique dans les scènes d’action. Toutefois, lorsqu’il se concentre sur le suspense et non la boucherie, il crée une atmosphère adéquate et efficace. Quoique satisfaisante, cette production est loin d’être parfaite: Robert Carlyle semble inconfortable en hypocrite et devient accessoire dans la seconde moitié, le scénario contient de nombreux raccourcis et invraisemblances (ces enfants échappant à la surveillance de toute une armée, ce soldat tirant ses confrères pour sauver des civils, ce zombie parternel avec carte d'accès…), la bande sonore est moche et l’épilogue est inutile. Malgré ses nombreux défauts, il s’agit d’une suite divertissante qui devrait satisfaire tous les amateurs de films de zombies. 6,5/10