dimanche 14 septembre 2008

LE BANQUET (2008)

Réalisé par Sébastien Rose. Écrit par Hubert-Yves Rose et Sébastien Rose.
(Vu le 8 septembre 2008; format 150 mots)

Après deux premiers films personnels sur la famille (Comment ma mère accoucha de moi durant sa ménopause et La Vie avec mon père), Sébastien Rose nous revient cette fois avec une histoire à grand déploiement dans laquelle les multiples personnages s’entrecroisent. Se voulant en quelque sorte un Crash québécois sur le milieu de l’éducation, le réalisateur semble avoir mis la barre un peu haute par rapport à ce que son budget devait lui permettre, et la direction d’acteur paraît ainsi avoir été hâtée en cours de route. En effet, outre un Alexis Martin en forme dans la peau d’un enseignant, l’ensemble se révèle inégal. Tout de même parsemé de bons moments, on ne peut s’empêcher de trouver que la conjoncture des nombreux événements, malgré que la plupart ait dépassé la fiction dernièrement (grèves massives, fusillades dans les écoles), rende le tout trop chargé et frôle tantôt le stéréotype, tantôt l’exagération. 6/10

TOUT EST PARFAIT (2008)

Réalisé par Yves Christian Fournier. Écrit par Guillaume Vigneault et Yves Christian Fournier.
(Vu le 11 septembre 2008; format 150 mots)

Quatre adolescents forment un pacte de suicide, laissant leur entourage avec le lourd fardeau du deuil. Cette première œuvre de Yves Christian a le mérite de traiter d’un sujet tabou qui affecte de nombreux Québécois. De plus, le ton choisi de la réalisation sied bien à la thématique, la direction photo se révèle compétente et la trame sonore est bien choisie (Loco Locass, entre autres.) Malgré cela, cette histoire forte nous touche difficilement, en raison notamment de Maxime Dumontier qui, dans le désir de nous montrer un jeune réprimant ses émotions, les évacue également pour le spectateur. Les personnages adultes s’en tirent mieux (très bon Normand D’amour), mais les jeunes acteurs ne sont pas constants. Finalement, le film est trop long pour son propre bien, le montage aurait pu se passer des nombreux retours en arrière et les dialogues de Guillaume Vigneault auraient pu être épurés de certaines lourdeurs métaphoriques. 5,5/10