(Commande du journal Bang Bang dans le cadre du festival Fantasia; vu le 26 juin 2007; publié dans le Bang Bang Vol. 2 no. 11 le 4 juillet 2007; format 250 mots)
3 juillet 2005, un homme est laissé devant un hôpital de Seatle. Après enquête policière, les autorités conclurent que la perforation fatale de son colon avait été causée par une relation sexuelle impliquant un cheval.
À travers des interviews reconstituant l’événement, les réalisateurs élargissent leur documentaire, nominé à Sundance, à la zoophilie en général.
Les gens impliqués ne voulant pas témoigner devant caméra, nous avons seulement droit à des entrevues audio. Pour combler la portion visuelle, le directeur photo s’en donne à cœur joie avec des plans poétiques et des dramatisations qui démontrent un grand savoir-faire cinématographique. Heureusement, rien n’est présenté de façon explicite et le pire auquel on est convié consiste en ces hommes parlant avec sensualité de leurs chevaux.
Toutefois, on en apprend peu sur leur motivation à part qu’Internet leur est grandement utile et qu’ils n’ont pas l’impression de briser la loi. Un sénateur américain a d’ailleurs voulu rendre la bestialité illégale, mais n’a pas réussi en raison du flou existant autour du consentement animal.
Au final, ce film aux images et à la trame sonore mélancoliques est extrêmement beau, ce qui crée un étrange fossé avec son sujet «choquant», surtout quand ces conversations plutôt ordinaires visent l’empathie envers ces déviants sexuels et la compréhension de ceux-ci.
À travers des interviews reconstituant l’événement, les réalisateurs élargissent leur documentaire, nominé à Sundance, à la zoophilie en général.
Les gens impliqués ne voulant pas témoigner devant caméra, nous avons seulement droit à des entrevues audio. Pour combler la portion visuelle, le directeur photo s’en donne à cœur joie avec des plans poétiques et des dramatisations qui démontrent un grand savoir-faire cinématographique. Heureusement, rien n’est présenté de façon explicite et le pire auquel on est convié consiste en ces hommes parlant avec sensualité de leurs chevaux.
Toutefois, on en apprend peu sur leur motivation à part qu’Internet leur est grandement utile et qu’ils n’ont pas l’impression de briser la loi. Un sénateur américain a d’ailleurs voulu rendre la bestialité illégale, mais n’a pas réussi en raison du flou existant autour du consentement animal.
Au final, ce film aux images et à la trame sonore mélancoliques est extrêmement beau, ce qui crée un étrange fossé avec son sujet «choquant», surtout quand ces conversations plutôt ordinaires visent l’empathie envers ces déviants sexuels et la compréhension de ceux-ci.
Fantasia est l’une des meilleures vitrines pour ce type de cinéma hybride, mais le traitement artistique et sérieux (on est loin ici de la scène finale de Clerks II) de ce sujet tabou pourrait peut-être rebuter les curieux. 6,5/10