jeudi 1 février 2007

PRETTY POISON (1968)

Réalisé par Noel Black. Écrit par Lorenzo Semple Jr. D’après un roman de Stephen Geller
(vu le 14 janvier 2007; format 150 mots; commande du Journal Bang Bang; publié dans le Vol.2 No.2 de ce dernier le 31 janvier 2007.)

Réalisé un an après Bonnie and Clyde (1967), le film capitalise sur cet engouement du public des années 60 pour ces jeunes amoureux s’engageant sur une voie destructrice. Ceux qui s’attendent à une histoire similaire au film précité seront toutefois surpris par ce thriller et ce, agréablement. Noel Black réalise un film, son meilleur, qui est de son temps : montages psychédéliques, drogue, sexualité et jeunesse inconfortable avec l’autorité. Dans le rôle principal, Anthony Perkins joue, comme dans Psycho, un personnage qui cache un monde fantaisiste dangereux derrière sa naïveté. Sa performance très juste contribua à le confiner malheureusement dans ce type de rôle. Tuesday Weld a, pour sa part, ultérieurement critiqué sa performance, mais elle donne l’innocence nécessaire à son rôle de « joli poison ». Malgré un transfert digital ordinaire, il est bien que cette romance trouble injustement oubliée reçoive une sortie sur DVD pleinement méritée. 7/10

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